Ma démarche

Pourquoi mon enseignement continue d’évoluer ?

Si tu m’avais demandé il y a quelques années quel yoga j’enseignais, je t’aurais répondu sans hésiter : « Du Hatha Yoga. » Et aujourd’hui ? Je répondrais toujours la même chose… mais j’ajouterais que ce n’est qu’une partie de l’histoire. Le Hatha Yoga est la base de mon enseignement et il le restera. C’est lui qui m’a donné mes fondations, et c’est sur elles que je construis encore aujourd’hui.

benjamin en posture du tailleur relax les main sur les pieds

Mais, avec le temps, ma façon de comprendre le mouvement et de transmettre le yoga a évolué et j’avais envie de t’expliquer pourquoi.

benjamin dans la posture de la pince assise

Tout est parti d’une transmission.

Lorsque je me suis formé pour devenir professeur, j’ai appris le Hatha Yoga traditionnel.

Cette formation m’a donné des bases solides, une méthode et une façon d’aborder la pratique que je continue de transmettre aujourd’hui.

Pendant plusieurs années, j’ai cherché à rester fidèle à cet enseignement.

Avec le recul, je crois que c’était nécessaire.

Avant de vouloir faire évoluer quelque chose, il faut d’abord le comprendre, le pratiquer et le transmettre.

Puis les questions sont arrivées.

Je n’ai jamais cessé d’apprendre.

Je lis, je pratique, je continue à me former et, surtout, j’observe énormément mes élèves.

trois photo qui montre la progression vers la posture sur la tête

Au fil des années, je me suis intéressé à d’autres approches du corps et du mouvement : le yoga tibétain, le travail respiratoire, la mobilité, le qi gong, le tai-chi…

Mais aussi au travail de professionnels qui ne viennent pas du yoga et qui portent un autre regard sur le mouvement, la force, la respiration ou la mobilité.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est que ces différentes approches pouvaient parfois sembler contradictoires.

Dans certaines traditions, les postures sont tenues longtemps.

Dans d’autres, le corps reste presque constamment en mouvement.

Certaines recherchent une intensité importante.

D’autres préfèrent volontairement rester en dessous de la limite.

Même la façon de respirer peut varier selon les méthodes et les objectifs.

Au début, je dois l’avouer, cela m’a un peu retourné le cerveau.

Je me demandais :

« Alors… qui a raison ? »

Puis j’ai compris que ce n’était probablement pas la bonne question.

Car une pratique peut être pertinente dans un contexte et beaucoup moins dans un autre. Une consigne peut aider une personne et ne pas convenir à celle qui pratique juste à côté.

La question est donc devenue :

Pourquoi est-ce que cela fonctionne ?

Pour qui ? Dans quel contexte ? Et dans quel objectif ?

C’est cette réflexion qui guide aujourd’hui une grande partie de mon travail.

Je ne collectionne pas les méthodes.

J’essaie de comprendre ce qu’elles peuvent m’apprendre.

benjamin mudra de l'offrande du mandala

Comprendre avant de transmettre.

Je ne cherche pas la meilleure méthode.

Je ne pense d’ailleurs pas qu’il en existe une qui convienne à tout le monde et dans toutes les situations.

Chaque approche possède ses qualités, ses limites et son contexte.

Ce qui m’intéresse, c’est de mieux comprendre le corps humain et le mouvement.

Pourquoi une consigne fonctionne-t-elle ?

Pourquoi une autre conviendra-t-elle davantage à une personne différente ?

Comment rendre une posture plus accessible sans lui faire perdre son intérêt ?

Comment développer la force sans sacrifier la mobilité ?

Comment construire une pratique exigeante qui reste durable ?

Plus j’avance, plus je réalise que le corps est souvent plus intelligent que nos certitudes.

Et c’est probablement ce qui rend ce métier si passionnant.

Continuer à être un élève.

Je crois qu’un professeur devrait rester un élève toute sa vie.

Sinon, son enseignement finit peu à peu par se figer.

C’est pour cette raison que je continue à me former et que je souhaite consacrer une grande partie des prochaines années à approfondir l’anatomie, la biomécanique, la physiologie du mouvement et la respiration.

Pas pour compliquer le yoga.

Au contraire.

Pour mieux comprendre ce que j’enseigne et être capable de l’expliquer plus simplement.

Je te rassure au passage…

Je ne reviendrai pas chaque lundi en te disant :

« Finalement, oublie tout ce qu’on a fait la semaine dernière ! » 😄

Je préfère laisser le temps aux idées de mûrir : les étudier, les expérimenter, les remettre parfois en question, les intégrer… puis seulement les transmettre.

Je préfère enseigner quelque chose que j’ai réellement compris plutôt qu’une nouveauté que je viens juste de découvrir.

Ben qui fais la fente basse en croissant anjayenasana

Pourquoi les cours ont changé de nom ?

En créant le nouveau site de Namo Yoga, je me suis rendu compte que les anciens noms des cours ne correspondaient plus complètement à ce que je propose aujourd’hui.

Les fondations du hatha yoga sont toujours là.

Mais mon enseignement s’est progressivement nourri de ces rencontres, de ces expériences et de toutes ces années de pratique.

J’avais envie que les noms des cours reflètent davantage l’expérience que tu vas vivre plutôt qu’une méthode ou une étiquette technique.

C’est ainsi que sont nés :

icone méditant

Fondation

Pour découvrir la pratique, reprendre en douceur ou construire des bases solides.

Progressif

Pour développer progressivement la force, la mobilité et la confiance dans sa pratique.

Dynamique

Pour une pratique plus soutenue, avec davantage de continuité et d’endurance.

Engagé

Pour explorer un travail plus exigeant, des postures plus intenses et un niveau de maîtrise plus important.

Ces noms me semblent plus simples.

Plus clairs.

Et surtout plus honnêtes.

Ils ne cherchent pas à enfermer les cours dans une méthode. Ils indiquent simplement le niveau d’intensité et d’engagement proposé.

ben mudra de la méditation

Ce qui ne changera jamais.

Je ne sais pas exactement comment j’enseignerai dans dix ans.

Et finalement, je trouve cela plutôt rassurant.

Parce que cela signifie que je continuerai à apprendre.

En revanche, une chose est certaine : je ne modifierai jamais ma manière d’enseigner simplement parce qu’une nouvelle méthode est à la mode.

Si mon enseignement évolue, ce sera toujours après avoir pris le temps de comprendre, d’expérimenter et d’intégrer ce que je souhaite transmettre.

Mon objectif n’est pas de réinventer le yoga.

Il n’est pas non plus d’opposer la tradition aux approches plus modernes.

Mon objectif est de mieux comprendre ce que chaque approche peut apporter, dans quel contexte et pour quelle personne.

Pour pouvoir ensuite transmettre le yoga avec toujours plus de justesse, de clarté et de respect du corps.

Au fond, ce que j’essaie de construire est assez simple :

Un yoga qui développe un corps fort.

Une mobilité durable.

Un esprit stable.

Un yoga qui ne cherche pas seulement à réussir une posture aujourd’hui, mais qui donne au corps et à l’esprit les moyens de pratiquer longtemps.

Merci de prendre part à cette évolution.